Que manger en Égypte?

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Que manger en Égypte ? Guide des plats typiques et spécialités culinaires

Vous préparez votre voyage en Égypte et vous vous demandez quoi goûter sur place ? Entre la street food égyptienne, les plats mijotés traditionnels et les pâtisseries orientales, la gastronomie égyptienne mérite qu’on s’y attarde. Car un voyage culinaire, c’est aussi une affaire de papilles et de découvertes !

Ce guide pratique vous aide à y voir plus clair : plats incontournables, boissons locales, coutumes à table, précautions alimentaires, options et conseils pour les végétariens,  et même un petit lexique pour vous repérer dans les marchés et restaurants. Que vous voyagiez avec des enfants, que vous soyez végétarien, intolérant au gluten ou que vous vous posiez des questions sur la street food ou les épices, vous trouverez ici des conseils concrets pour profiter pleinement de la gastronomie égyptienne.

La cuisine égyptienne, je la côtoie tous les jours, depuis des années. C’est celle des marchés du Caire, des petites échoppes de Louxor où l’on dévore un koshari sur le pouce, des dîners en famille où les plats mijotent des heures.

Elle est généreuse, épicée, parfois surprenante, toujours authentique.

En Égypte, la nourriture est partout. On mange dans la rue, à toute heure, à toute occasion. Les restaurants égyptiens ne désemplissent jamais, ouverts tard dans la nuit, et les petites échoppes de quartier sont des lieux de vie autant que de restauration. Les repas sont des moments de convivialité, des prétextes à se retrouver entre amis ou en famille, à prolonger la soirée autour d’un thé ou d’un café. Manger en Égypte, c’est participer à un rituel social bien plus qu’un simple repas.

Et puis il y a cette proximité avec les produits. Ici, les circuits sont courts : le poisson est pêché dans le Nil la veille, on voit les pêcheurs sortir leurs filets au coucher du soleil, le matin au petit jour. Les légumes viennent des champs alentour, les fruits sont ceux de la saison, pas ceux d’un entrepôt réfrigéré. Manger en Égypte, c’est aussi goûter à cette fraîcheur et à cette authenticité, bien loin des chaînes industrielles.

Une cuisine riche d’influences

Les gastronomies d’Égypte sont considérées par certains comme les plus raffinées du monde arabe. Depuis la nuit des temps, ce pays généreux est nourri par les influences des cultures méditerranéennes voisines : turques, grecques, syro-libanaises… Chaque civilisation a laissé son empreinte dans les assiettes, créant une cuisine unique, à la fois ancrée dans ses racines pharaoniques et ouverte sur le monde.

Les ingrédients qui font la cuisine égyptienne

À la base, la gastronomie égyptienne repose sur les légumineuses et les céréales – un héritage de l’Antiquité. Le riz est l’accompagnement de nombreux plats, souvent mélangé à des vermicelles pour lui donner une texture originale (on appelle ça roz bil shareya). Les fèves, elles, sont reines : on les déguste en purée épaisse au petit-déjeuner (ful medames) ou en boulettes épicées (ta’amiyya). Les pois chiches sont aussi partout, dans le koshari ou l’hummus.

Côté épices, c’est une explosion : cumin, coriandre, cardamome, poivre noir, curcuma, cannelle… Les cuisiniers égyptiens les mélangent avec générosité, selon des recettes ancestrales ou leur inspiration du moment.

Et puis il y a le Nil. Le fleuve a offert à l’Égypte des terres fertiles où poussent tomates, aubergines, courgettes, oignons et poivrons – la base de presque toutes les sauces. Sans oublier les dattes, les figues et le miel, qui apportent la touche sucrée.

Si vous avez déjà cherché des informations sur la nourriture en Égypte, vous avez sans doute trouvé des listes de plats sans vraiment savoir à quoi vous attendre. Je vous propose ici des conseils concrets, nourris de ce que je vois, goûte et partage en famille ou entre amis au quotidien.

Et si vous séjournez à Louxor, je vous ai préparé un guide des bonnes adresses pour déguster ces spécialités sur place : Où bien manger à Louxor ?

Suivez le guide pour préparer vos papilles à un voyage inoubliable !

Cuisine égyptienne : table de plats traditionnels
  1. Les plats mijotés égyptiens : au cœur d’une cuisine familiale et traditionnelle
  2. Grillades égyptiennes : brochettes, kofta, kebab et viandes cuites au feu de bois
  3. Poissons et fruits de mer en Égypte : bulti, sayadiyah et grillades de la Mer Rouge
  4. Street food égyptienne : koshari, foul, shawarma et autres spécialités de rue
  5. Entrées et accompagnements égyptiens : mezze, sauces et salades traditionnelles
  6. Les soupes et potages égyptiens
  7. Les différentes sortes de pain en Égypte et leurs traditions
  8. Desserts égyptiens : baklava, kunafa, om ali et pâtisseries sucrées
  9. Boissons égyptiennes : thé à la menthe, café turc, karkadeh et jus de fruits frais
  10. Coutumes à table en Égypte : étiquette, pourboire et formules de politesse
  11. Régimes spéciaux en Égypte : végétarien, sans gluten, repas pour enfants
  12. Précautions alimentaires en Égypte : eau, épices, turista et conseils santé
  13. Petit lexique culinaire arabe-égyptien : ingrédients, épices et phrases utiles
  14. Cuisine égyptienne : nos conseils pour un voyage gourmand et sans souci
  15. Où bien manger à Louxor ?
  16. FAQ sur la cuisine égyptienne : vos questions sur les plats, boissons et précautions

Si la cuisine de rue est l’âme vibrante de l’Égypte, les plats mijotés en sont le cœur. Ce sont ceux qui prennent des heures à préparer, qui embaument la maison dès le matin et qui réunissent toute la famille autour de la table. Chaque famille a ses recettes, ses secrets et ses variations. C’est une cuisine de transmission, où les gestes se répètent de génération en génération.

Fattah (فتّة) : le plat des grandes célébrations

Le fattah est un plat de fête égyptien par excellence. Il est incontournable lors des célébrations religieuses (Aïd al-Adha, Pâques copte), où il réunit toute la famille autour de la table.

Il se compose de couches de pain pita frit, de riz, de morceaux de tendre agneau et d’une sauce tomate à l’ail. Chaque famille a sa propre recette, et il est synonyme de partage et d’abondance.

Fattah, plat de fête égyptien à base d'agneau, de riz et de pain pita frit

Kabab Halla (كباب حلّة) : le ragoût de bœuf aux oignons caramélisés

Le kabab halla est un ragoût de bœuf aux oignons caramélisés, un plat emblématique dont le nom signifie littéralement « viande dans le pot ». C’est un plat réconfortant que l’on retrouve dans toutes les cuisines familiales égyptiennes.

Il s’agit de morceaux de bœuf mijotés longuement avec une généreuse quantité d’oignons, jusqu’à ce que la viande soit fondante et les oignons réduits en une sauce veloutée et sucrée. Pour beaucoup d’Égyptiens, c’est le plat réconfortant par excellence, un véritable goût de maison.

Avis personnel : Le kabab halla, c’est peut-être le premier plat égyptien que j’ai réussi à maîtriser. J’ai passé des heures à observer, à essayer, à rater aussi – jusqu’à ce que je trouve le bon équilibre entre la viande, les oignons et ce temps de cuisson long qui fait toute la différence. Aujourd’hui, c’est devenu mon plat signature, celui que je sers quand je veux impressionner mes invités. Et à chaque fois, il me rappelle pourquoi j’aime cette cuisine : elle demande du temps, mais elle récompense toujours.

Kabab Halla, ragoût de bœuf mijoté aux oignons, plat réconfortant égyptien

Macarona béchamel (مكرونة بشاميل)  : le gratin de pâtes égyptien

La macarona béchamel est un gratin de pâtes égyptien, un classique des dîners en famille et des repas de fête. Chaque maison égyptienne a sa recette secrète.

C’est un gratin de pâtes (souvent des penne) généreusement nappé d’une sauce béchamel onctueuse et parfumé de viande hachée épicée (agneau ou bœuf) à la cannelle et au cumin.

Ce plat est à toutes les cartes, de tous les restos. On peut également l’acheter dans les petits restos de rue. Un plat facile à réaliser qui se suffit à lui-même mais est le plus souvent utilisé comme accompagnement. Chaque femme égyptienne y ajoute sa petite touche secrète et bien gardée.

Macarona béchamel, gratin de pâtes à la viande hachée, classique des repas de fête égyptiens

Mahshi (محشي) : les légumes farcis à l’égyptienne

Le mahshi est un véritable art de la table égyptien ! Ces légumes farcis (courgettes, aubergines, poivrons, feuilles de vigne, et même des feuilles de chou) sont soigneusement évidés puis farcis d’un mélange de riz, d’herbes et parfois de viande hachée. Le tout mijote longuement dans une sauce tomate parfumée. C’est un plat d’exception, souvent préparé pour les grandes occasions.

Mahshi, légumes farcis au riz et aux herbes, plat traditionnel égyptien

Avis personnel : Le mahshi, je l’avoue, c’est un plat que je laisse très paresseusement à ma belle-sœur. Elle le maîtrise à la perfection et en propose souvent quand on se retrouve en famille. Moi, je préfère l’observer – et surtout le déguster. La préparation demande tellement de temps et de minutie que je me sens bien incapable d’en faire autant. C’est aussi ça, la cuisine familiale égyptienne : chacun a ses spécialités, on partage, on s’échange, on ne fait pas tout tout seul.

Bamia bil lahma (بامية باللحمة) : le ragoût de gombo à la viande

La bamia bil lahma est un ragoût de gombo à la viande, un plat mijoté qui fait partie des grands classiques de la cuisine égyptienne.

Un ragoût mijoté à base de gombo (appelé bamia en arabe), de viande – lahma en arabe- (généralement de l’agneau ou du bœuf) et d’une sauce tomate parfumée. L’ajout de jus de citron en fin de cuisson permet de réduire la texture légèrement gluante qui caractérise ce légume. Ce plat est un grand classique des cuisines égyptiennes, traditionnellement servi avec du riz.

Bamia bil lahma, ragoût de gombo et viande à la sauce tomate, spécialité égyptienne

Avis personnel : Le bamia, c’est un légume qui déroute. Son côté gluant et sa forme un peu étrange en surprennent plus d’un – surtout les enfants, qui n’en sont pas toujours fans ! Pourtant, c’est un légume très nourrissant, riche en fibres et en vitamines. Il est moins difficile à manger qu’en soupe, où la texture gluante est volontairement recherchée. En ragoût, comme ici, elle est plus discrète et se marie bien avec la viande et la sauce tomate.

Dawoud Basha (داود باشا) : boulettes de viande à la sauce tomate

Un plat de boulettes de viande (kofta) cuites dans une sauce tomate onctueuse. Un plat d’origine ottomane qui a su conquérir les tables égyptiennes.

Il est généralement servi avec du riz blanc. Ce plat doit son nom à Dawoud Pasha, un gouverneur ottoman de l’Égypte au XIXe siècle. Selon la légende, il aurait tellement aimé ce plat qu’il ordonnait à ses cuisiniers de le lui préparer chaque jour. Une autre tradition raconte qu’un anneau en argent était caché dans l’une des boulettes, et que celui qui le trouvait recevait une récompense du pacha.

Avis personnel : Le dawoud basha, c’est bien plus que de simples boulettes sauce tomate.

Dans sa forme la plus raffinée, la sauce est relevée d’une pointe de menthe fraîche et de pignons de pin qui apportent du croquant. Et surtout, la viande est subtilement parfumée à la cannelle – ce parfum qui change tout. C’est un véritable délice, loin de l’idée qu’on peut se faire d’un plat de boulettes. Un plat qui m’a appris que les apparences sont trompeuses et que la cuisine égyptienne est plus subtile que l’on imagine.

Dawoud Basha, boulettes de viande à la sauce tomate et pignons de pin, plat égyptien d'origine ottomane

En Égypte, les grillades sont un art. Dans la plupart des restaurants, le barbecue est installé à l’extérieur, en façade ou en terrasse et la viande grillée au feu de bois embaume les rues. . On voit la viande cuire sur les braises, on entend le grésillement, on sent les épices se mêler à la fumée du charbon. C’est un spectacle à lui tout seul, qui met l’eau à la bouche bien avant que l’assiette n’arrive sur la table. C’est le genre de repas qui se déguste en famille ou entre amis, autour d’un plateau fumant.

Kofta (كفتة) et Kebab (كباب) : les brochettes grillées égyptiennes

La kofta et le kebab sont le duo incontournable des restaurants de grillades. La kofta est une brochette de viande hachée épicée que l’on façonne autour de la brochette avant de la griller, tandis que le kebab est composé de morceaux d’agneau marinés et grillés.

Servi avec du riz, des légumes et du pain, c’est un repas simple et savoureux.

La kofta et le kebab, c’est un peu l’odeur de l’Égypte. À Louxor, quand on marche sur la corniche ou qu’on se promène en ville, on sent dès le milieu de matinée les effluves de grillade qui flottent dans l’air. Les restaurants installent leurs barbecues en façade, et la fumée parfumée au charbon et aux épices vous accompagne toute la journée, jusque tard dans la soirée. C’est un paysage olfactif à part entière, un signe que la vie tourne vraiment autour de la table en Egypte.

Kofta, brochettes de viande hachée épicée grillée, spécialité des restaurants égyptiens

Hamam mahshi  (حمام محشي) : le pigeon farci et rôti

Le hamam mahshi est une spécialité égyptienne : un pigeon farci au riz et aux épices, rôti ou grillé.

Une friandise réservée aux grandes occasions. Le pigeon est farci de riz (ou de freekeh) et d’épices, puis rôti ou grillé, ce qui lui donne une chair tendre et une peau croustillante. Une spécialité appréciée des connaisseurs, que l’on trouve souvent dans les restaurants traditionnels.

Avis personnel : Le hamam mahshi, je dois être honnête : je ne m’y habituerai jamais. Je le trouve sec, et ce n’est pas vraiment mon plat de prédilection. Mais pour les Égyptiens, c’est une véritable friandise, un mets réservé aux grandes occasions, un peu comme un plat de fête. Je respecte cette tradition même si, personnellement, je préfère passer mon tour. Si vous l’essayez, faites-le pour l’expérience !

Hamam mahshi, pigeon farci au riz et aux épices, rôti ou grillé, spécialité égyptienne

L’Égypte, c’est aussi une longue façade maritime. Sur les côtes méditerranéennes (Alexandrie, Port-Saïd) et le long de la Mer Rouge (Hurghada, Charm el-Cheikh, Marsa Alam), le poisson est roi. Les restaurants spécialisés proposent du poisson grillé ou frit, choisi directement sur un lit de glace. C’est une expérience en soi : on choisit son poisson, on le fait peser, et on le déguste quelques minutes plus tard, simplement grillé avec du citron et de l’huile d’olive.

Mais le Nil aussi offre ses trésors. Le poisson le plus emblématique et le plus consommé du pays est le bulti (بلطي), le tilapia du Nil. Il est omniprésent, d’Assouan au Caire en passant par Louxor, où il constitue l’une des bases de l’alimentation locale. Ce poisson à chair blanche et tendre possède une importance historique et symbolique fascinante qui remonte à l’Antiquité.

Le bulti : : poisson sacré du Nil et plat du quotidien

Le bulti (tilapia nilotica) est bien plus qu’un simple poisson. Dans l’Égypte antique, il était associé à la renaissance et à la fertilité : les tilapias protègent leurs œufs et leurs alevins en les gardant dans leur bouche, ce qui a fasciné les anciens Égyptiens, qui y voyaient un symbole d’auto-génération et de résurrection.

On retrouve de nombreuses représentations de bulti sur les peintures des tombes du Nouvel Empire. Des palettes de maquillage, des récipients à cosmétiques et des amulettes en or ou en faïence étaient sculptés en forme de tilapia pour attirer la protection et le renouvellement de la vie.

Fresque de la tombe de Nebamun, bassin de jardin avec tilapias, oiseaux et lotus, symbole de renaissance dans l'Égypte antique
Fresque de la tombe de Nebamun (v. 1350 av. J.-C.) représentant un bassin de jardin avec des tilapias, des oiseaux et des fleurs de lotus. Le tilapia était un symbole de renaissance pour les anciens Égyptiens, car la femelle protège ses œufs dans sa bouche. Cette scène témoigne de l’importance du poisson dans l’Égypte antique, bien avant qu’il ne devienne un aliment de base de la cuisine égyptienne actuelle.

Préparations traditionnelles :

  • Bulti maqli (بلطي مقلي) – poisson mariné à l’ail, au cumin et au citron, puis pané et frit à la poêle jusqu’à devenir croustillant. Une façon simple et délicieuse de le déguster.
  • Bulti mashwi (بلطي مشوي) – Le poisson est enrobé d’une croûte de son de blé (raddah) ou d’une simple panure, puis grillé à feu vif. La cuisson lui donne une texture croustillante à l’extérieur et une chair tendre à l’intérieur.

Avis personnel : Le bulti n’est pas, à la base, un poisson très fin ou savoureux. C’est un poisson d’eau douce, au goût assez neutre – mais la préparation fait toute la différence. Mariné, épicé, frit ou grillé, il devient un véritable délice.

Ce que j’aime surtout, c’est ce qu’il raconte de la vie locale. Lorsque l’on fait une balade en felouque ou une croisière en dahabeya sur le Nil, ou qu’on se promène simplement le long des rives, on voit le matin et le soir de petites barques – pas de gros exploitants agroalimentaires – sortir pour poser ou ramasser leurs filets. Et le lendemain matin, le poisson sera sur les échoppes du marché. Un circuit court, une économie de proximité, une vie locale qui continue, millénaire.

Accompagnement : Le bulti est presque toujours servi avec en Sayadiyah (صيادية) (le mot sayad signifiant « pêcheur » en arabe) : c’est à dire avec un riz égyptien cuit avec des oignons caramélisés et des épices (cumin, coriandre), qui lui donnent une couleur brune et un goût riche. C’est un plat simple, généreux et savoureux.

Sayadiyah, plat de poisson (souvent du bulti) sur riz aux oignons caramélisés, spécialité des pêcheurs égyptiens

Poissons grillés de la Mer Rouge et de Méditerranée

 Dorade, mérou, loup, barracuda… Les poissons de la Mer Rouge et de Méditerranée sont d’une fraîcheur incomparable. On les grille entiers, sur des braises, avec un filet d’huile et du citron.

Fruits de mer égyptiens : crevettes, calamars et langoustes

Ne manquez pas les crevettes, calamars et langoustes, particulièrement frais dans les stations balnéaires de la Mer Rouge. Ils sont souvent grillés ou servis dans une sauce tomate épicée.

La street food égyptienne est l’âme vibrante de l’Égypte. Elle est partout, dans le bruit et les odeurs des marchés, au coin des rues, du Caire à Assouan. C’est une cuisine généreuse, économique et incroyablement savoureuse, qui rythme le quotidien des Égyptiens.

Koshari : le plat national de la rue égyptienne

Le koshari est LE plat national, un monument de la gastronomie égyptienne. Ce mélange surprenant de riz, de lentilles brunes, de macaronis et de vermicelles, nappé d’une sauce tomate relevée au vinaigre et couronné d’oignons frits croustillants, est une explosion de textures et de saveurs. Servi dans des échoppes spécialisées, c’est l’option idéale pour un repas végétarien bon marché et incroyablement réconfortant. En décembre 2025, le koshari a été inscrit sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO, reconnaissant son importance dans l’identité égyptienne.

Koshari, plat national égyptien à base de riz, lentilles, pâtes, sauce tomate et oignons frits

Avis personnel : Le koshari, c’est ma bouffe réconfort par excellence. Quand j’ai la flemme de cuisiner, que je rentre tard ou que j’ai juste envie de quelque chose de simple et de bon, je sais que je trouverai une échoppe de koshari ouverte. C’est bon, chaud, généreux, et ça cale vraiment. Et puis il y a ce petit rituel : ajouter la sauce tomate, les oignons frits, un filet de vinaigre… Chacun le prépare à sa façon. C’est un peu comme une madeleine de Proust, mais version égyptienne

Ful medames : le petit-déjeuner des Égyptiens

Le ful medames est le petit-déjeuner traditionnel égyptien, un plat qui vous cale pour la journée ! Il s’agit de fèves cuites lentement pendant des heures, jusqu’à obtenir une purée onctueuse, assaisonnée d’huile d’olive, de cumin, d’ail et de citron. Servi dans un pain baladi, c’est un rituel matinal partagé par des millions d’Égyptiens.

Petit-déjeuner traditionnel égyptien : foul medames, pain baladi, œufs, fromage et légumes frais
Petit-déjeuner traditionnel égyptien avec du foul medames, du pain baladi, des œufs, du fromage et des légumes frais. Un repas simple et généreux, partagé par des millions d’Égyptiens chaque matin.

Le petit-déjeuner égyptien, c’est tout un art. Autour du foul, on trouve généralement des œufs durs ou brouillés, du fromage blanc (gibna), des olives, des concombres et des tomates fraîches, parfois des falafels (ta’amiyya) ou des pommes de terre frites . L’ensemble est copieux, très consistant – de quoi tenir jusqu’au déjeuner sans faiblir.

Dans les rues des villes égyptiennes, les petits restaurants installent leurs tables et leurs bancs directement sur le trottoir dès le matin. Les gens s’y installent pour déjeuner, discutent, lisent le journal, regardent le quartier s’éveiller. C’est un moment de vie, autant qu’un repas.

Bon à savoir : si vous entendez une cloche dans la rue au petit matin, c’est le vendeur de foul qui parcourt les quartiers. Il annonce son passage, et les Égyptiens descendent avec leur récipient pour acheter leur portion de foul bien chaud. Un rituel qui rythme les matins égyptiens depuis des générations.

Avis personnel : Pour être honnête, je ne suis pas une grande adepte du petit-déjeuner lourd. Le foul, les œufs, le fromage… c’est trop pour moi le matin. Mais j’apprécie tous ces éléments séparément, dans d’autres moments de la journée. Le fromage blanc en entrée, le foul en plat principal pour un déjeuner léger, les falafels en encas. C’est peut-être ça, aussi, la cuisine égyptienne : on peut l’apprécier à sa façon, sans suivre les règles. On trouve de toute façon de tout et à toutes les heures.

Ta’amiyya : le falafel égyptien aux fèves

La ta’amiyya est le falafel à l’égyptienne ! Contrairement à la version levantaine, il est préparé avec des fèves (et non des pois chiches) et une généreuse quantité d’herbes fraîches (persil, coriandre), ce qui lui donne une couleur verte et une texture plus légère et aérienne. Frit à la demande, il est dévoré dans un pain pita avec de la salade et une sauce tahini.

Shawarma : le sandwich de rue incontournable

Impossible de parler de street food égyptienne sans mentionner le shawarma. Cette viande marinée (poulet ou bœuf) dans un mélange d’épices (cumin, coriandre, paprika, curcuma) est cuite lentement sur une broche verticale, puis finement tranchée et servie dans un pain pita avec de la sauce à l’ail ou du tahini, des légumes frais et des cornichons. C’est le « fast-food » égyptien par excellence, économique et délicieux.

Shawarma égyptien, viande marinée cuite sur broche verticale, servie en sandwich

Hawawshi : le pain farci à la viande, né à Alexandrie

Né à Alexandrie dans les années 1970, le hawawshi est une autre star de la street food égyptienne. Il s’agit d’un pain (généralement du baladi ou du pita) farci d’un mélange de viande hachée épicée (bœuf ou agneau), d’oignons, de poivrons et d’herbes, puis cuit au four jusqu’à ce que le pain soit croustillant et la viande cuite. On le déguste souvent avec une sauce tahini.

Hawawshi, pain égyptien farci de viande hachée épicée et cuit au four

Pour en savoir plus sur la cuisine de rue égyptienne, ses secrets et ses meilleures adresses, consultez notre guide complet dédié à la street food 

Avant le plat principal, ou pour l’accompagner, la table égyptienne se pare de petites merveilles. Ces préparations sont souvent servies en mezze, en entrée ou en accompagnement. Elles sont simples, généreuses et parfumées.

Molokhiyya (ملوخية) : la soupe verte aux feuilles de corète

La molokhiyya est une soupe ou sauce d’un beau vert, à base de feuilles de corète finement hachées. Sa texture un peu gluante peut surprendre au premier abord, mais son goût est unique. Elle est traditionnellement servie sur du riz ou avec du pain, et on y ajoute souvent le « tasha », un mélange d’ail et de coriandre frit dans le beurre ou l’huile..

Molokhiyya, sauce verte égyptienne à base de feuilles de corète, servie sur du riz ou avec du pain

Bon à savoir : la texture gluante de la molokhiyya est volontairement recherchée. Il est d’ailleurs recommandé de ne pas la faire bouillir trop longtemps sous peine de perdre cette consistance caractéristique, très appréciée des Égyptiens.

Avis personnel : À ma grande honte, je dois l’avouer : je n’aime pas la molokhiyya. Sa texture gluante, qui est précisément ce que les Égyptiens recherchent, me rebute. Pourtant, je me vois obligée d’en préparer très régulièrement pour faire plaisir à la famille, qui ne peut pas s’en passer. C’est un plat qui divise, mais pour beaucoup d’Égyptiens, c’est un incontournable, un goût d’enfance.

Baba ganoush (بابا غنوج)  : la crème d’aubergines grillées

Le baba ganoush est une crème d’aubergines grillées, mélangée à du tahini (crème de sésame), de l’ail, du citron et de l’huile d’olive. Onctueuse et fumée, elle est dégustée avec du pain pita. C’est l’un des mezze les plus appréciés de la table égyptienne.

Baba ganoush, crème d'aubergines grillées au tahini, ail et citron, mezze égyptien

Tahina (طحينة) : la sauce au sésame incontournable

La tahina est une sauce onctueuse à base de sésame, d’ail, de citron et d’eau. Elle accompagne aussi bien les falafels que les viandes grillées. Sa texture fluide et son goût légèrement acidulé en font un incontournable de la cuisine égyptienne.

Tahina, sauce onctueuse à base de sésame, ail et citron, accompagnement des falafels et viandes grillées

Avis personnel : La tahina, c’est mon plus grand plaisir. Je pourrais en consommer à tous les repas – et c’est d’ailleurs la chose qui me manque le plus lorsque je rends visite à ma famille en Europe. Chaque Égyptienne a sa version, son dosage d’ail, de citron, d’eau, d’épices. Moi, je la préfère bien épaisse, quand d’autres la préfèrent plus liquide. Et surtout, je vous conseille d’acheter la tahina chez les producteurs locaux plutôt que les versions industrielles des supermarchés – la différence est immense. La tahina est tellement consommée en Égypte que toute la production locale de sésame y est utilisée, sans jamais être exportée.

Salata baladi (سلطة بلدي) : la salade fraîche égyptienne

La salata baladi est la salade de base de la cuisine égyptienne : tomates, concombres, oignons, poivrons et roquette, assaisonnée de citron, d’huile d’olive et parfois de cumin. Fraîche, croquante, elle est servie avec presque tous les repas.

Salata baladi, salade égyptienne de tomates, concombres, oignons et poivrons assaisonnée au citron

Torshi (طرشي) : les légumes marinés de la table égyptienne

Les légumes marinés, appelés indifféremment torshi (d’origine persane, torsh signifie « aigre ») ou mekhalel (en arabe égyptien, de khall : vinaigre), sont un incontournable de la table égyptienne. On y trouve de tout : carottes, concombres, navets, ail, oignons, chou-fleur et piments forts, conservés dans une saumure de vinaigre et d’épices (cumin, nigelle, feuilles de laurier). Servis en petite portion en entrée ou en accompagnement, ils apportent du piquant, du croquant et réveillent les papilles.

En Égypte, le riz est partout. Il accompagne presque tous les plats : viandes mijotées, grillades, poissons, légumes farcis. Mais les Égyptiens ne se contentent pas d’un riz blanc nature. La version la plus répandue est le riz shareyya (رز شعرية), aussi appelé roz bil shareya ou roz wa chaariyé, un riz aux vermicelles dorés.

Le principe est simple : on fait d’abord revenir des vermicelles (shareyya) dans du beurre clarifié (ghee) ou de l’huile, jusqu’à ce qu’ils prennent une couleur dorée et dégagent un arôme de noisette . On ajoute ensuite le riz, on mélange, et on verse de l’eau ou un bouillon pour une cuisson « pilaf » . Les vermicelles grillés apportent une texture légèrement croustillante et une saveur subtilement toastée qui fait toute la différence .

Ce riz est servi en accompagnement de presque tout : kabab halla, mahshi, grillades, poissons… On le trouve aussi bien dans les restaurants que dans les cuisines familiales, où chaque maison a sa façon de le préparer.

Riz shareyya, riz égyptien aux vermicelles dorés, accompagnement traditionnel des plats de viande et de poisson

Si les soupes ne sont pas les plats les plus célèbres de la cuisine égyptienne, elles occupent une place importante dans le quotidien, surtout en hiver ou pendant le ramadan. La plus emblématique d’entre elles est la soupe de lentilles.

Shorbet ads (شوربة عدس) – La soupe de lentilles corail égyptienne

La soupe de lentilles est un classique de la cuisine égyptienne. Elle est préparée à partir de lentilles corail mijotées avec des oignons, de l’ail, du cumin et parfois un peu de carotte ou de tomate pour adoucir le goût. On la sert généralement chaude, avec un filet de citron et une pincée de cumin frais.

Mais ce qui fait l’originalité de cette soupe en Égypte, c’est l’ajout de pain séché, appelé gargoush (ou gargoush baladi). Les Égyptiens y déposent des morceaux de ce pain dur, qui gonfle dans la soupe et lui donne une texture épaisse et nourrissante.

Un repas populaire et démocratique

Autrefois, la soupe de lentilles était un repas très consistant, apprécié des classes populaires car elle était bon marché et rassasiante. Aujourd’hui encore, elle reste un plat simple, accessible à tous et profondément ancré dans les habitudes alimentaires. On la trouve dans les petites échoppes, les restaurants populaires et les foyers égyptiens. Elle est servie à prix exorbitant dans les grands restaurants et les hôtels de luxe agrémentée de pignons de pin, d’une touche de paprika fumé.

Shorbet 3ads, soupe de lentilles rouges égyptienne servie avec du pain séché (gargoush), du citron et du cumin

En Égypte, le pain n’est pas un simple accompagnement. C’est un aliment sacré, présent à chaque repas, du petit-déjeuner au dîner. Il est tellement central que son nom, aish (عيش), signifie littéralement « vie » en arabe égyptien. Sans lui, un repas n’est pas complet.

Aish baladi (عيش بلدي)  : le pain complet de tous les jours

L’aish baladi est le pain de tous les jours, le compagnon indispensable de chaque repas. Il est fabriqué avec de la farine complète, ce qui lui donne une couleur brune et une texture dense et rustique. Il est rond, plus épais que le pain pita. Il est produit par les boulangeries gouvernementales et distribué via un système de cartes d’approvisionnement qui permet à chaque Égyptien, même le plus modeste, d’avoir accès à cet aliment de base.

Pain pita (خبز عربي) égyptien

Le pain pita égyptien, moins épais et plus léger que le baladi, est fabriqué avec de la farine blanche, ce qui lui donne une couleur claire et une texture plus fine. Il est souvent utilisé pour les mezze et les sandwiches, et coupé en deux pour former une poche que l’on garnit à son goût.

Pain pita égyptien à la farine blanche, plus léger que le baladi que l'on garnit de falafels, foul, légumes pickles pour un délicieux et nourrissant sandwich
pain pitta égyptien garni de falafels et légumes recouverts d’une sauce à l’aîl (tomeyya)

Un spectacle quotidien dans les boulangeries

Dans les boulangeries égyptiennes, le spectacle est toujours le même : les pains (baladi comme pita) sortent du four tout gonflés, comme des petits ballons, avant de retomber en refroidissant. C’est le signe d’une cuisson parfaite.

Une fois sortis du four, les pains sont disposés sur des nattes tressées en joncs de palmier (appelées matraha en arabe) pour refroidir, souvent à l’entrée des boulangeries. Ces nattes permettent à l’air de circuler et évitent que le pain ne ramollisse en « transpirant ». Les Égyptiens connaissent bien ce geste : attendre que le pain refroidisse avant de le ranger est essentiel pour préserver sa texture. Si vous voyez des gens patienter devant les boulangeries, en discutant généralement, avec leurs pains étalés, ils ne font pas la queue : ils laissent leur pain « s’aérer » avant de l’emporter.

Natte en joncs de palmier utilisée en Égypte pour refroidir le pain fraîchement sorti du four

Aish fino (عيش فينو)  : le pain blanc des sandwiches

L’aish fino est un pain blanc, moelleux et allongé, fabriqué avec de la farine blanche raffinée. C’est le pain des sandwiches rapides, que l’on trouve dans les échoppes de rue pour garnir de falafel, de foie ou de viande hachée.

Aish shamsi (عيش شمسي) : le pain levé au soleil

L’aish shamsi est un pain traditionnel dont le nom signifie « pain du soleil ». La pâte est d’abord laissée à lever au soleil, ce qui lui donne une texture et un goût particuliers, puis elle est cuite dans un four traditionnel en argile. On le trouve surtout en Haute-Égypte, où il reste une spécialité locale.

Un pain qui unit

Dans les campagnes égyptiennes, la fabrication du pain shamsi est souvent un moment de partage. Les femmes se réunissent autour des fours pour pétrir et cuire ensemble, perpétuant des gestes ancestraux. Elles disposent les pains à lever sur de petits supports, parfois directement dans la rue, où la pâte gonfle paisiblement au soleil avant d’être enfournée. Si vous avez la chance d’observer cette scène, vous verrez des groupes de femmes rire, discuter et échanger autour du four – un rituel social qui se transmet de génération en génération.

Un aliment sacré et régulé  : le système de subvention du pain

En Égypte, le pain est respecté. Il est mal vu de le jeter ou de le gaspiller. Si vous en avez trop, laissez-le sur le bord de l’assiette plutôt que de le jeter à la poubelle. Le système de subvention du pain est un pilier de la politique sociale égyptienne, garantissant à chacun un accès à cet aliment de base.

Découvrir ces scènes de vie locale

Si ces images vous donnent envie de découvrir l’Égypte autrement, je vous propose des balades à travers les quartiers et villages pour observer ces traditions vivantes.

balades et randonnées à Louxor : exploration de la campagne et vie locale

Le repas égyptien est souvent couronné par une douceur. Les pâtisseries sont généreuses, imbibées de sirop ou de miel, et les desserts au lait sont onctueux et réconfortants. Une tradition qui ravit les becs sucrés, mais qui peut surprendre les palais habitués à des desserts moins sucrés.

En Égypte, le sucre coule à flots : dans les sirops qui imbibent les pâtisseries, dans les thés, et même dans certains plats salés. Si vous n’avez pas l’habitude, une seule bouchée de baklava ou une cuillerée de basbousa peut suffire à vous rassasier. Les Égyptiens, eux, adorent ça et trouvent souvent les desserts européens « pas assez sucrés ».

Mon conseil : commandez une part à partager, ou commencez par une petite portion. Les desserts égyptiens se dégustent avec le café ou le thé, qui équilibrent la douceur par leur amertume.

Avis personnel : Pour être honnête, je ne suis pas une grande fan des desserts égyptiens – je n’ai tout simplement pas le bec sucré. Mais je reconnais leur générosité et leur place centrale dans la culture locale. Si vous aimez les douceurs, vous serez servi. Si, comme moi, vous préférez les fins de repas plus légères, une petite dégustation suffit pour goûter à la tradition.

Baklava (بقلاوة) : la pâtisserie égyptienne feuilletée au miel et aux noix

La baklava est la célèbre pâtisserie orientale feuilletée, fourrée aux noix (pistaches, noix ou amandes) et imbibée de sirop de sucre ou de miel. Chaque pays du Moyen-Orient a sa variante, et l’Égypte ne fait pas exception.

Baklava, pâtisserie feuilletée égyptienne au sirop et aux noix

Basbousa (بسبوسة) : le gâteau de semoule imbibé de sirop

La basbousa est un gâteau de semoule imbibé de sirop parfumé à la fleur d’oranger. Sa texture est à la fois fondante et légèrement granuleuse. On le décore souvent d’une amande ou d’une noix sur le dessus.

Basbousa, gâteau de semoule imbibé de sirop, spécialité égyptienne

Kunafa (كنافة): la pâtisserie au fromage et aux cheveux d’ange

La kunafa est une pâtisserie au fromage et aux cheveux d’ange (pâte kataifi), garnie de fromage frais ou de crème, puis cuite au four et imbibée de sirop. La version égyptienne est particulièrement savoureuse, avec un fromage fondant qui contraste avec le croustillant des vermicelles.

Kunafa, pâtisserie égyptienne au fromage et aux vermicelles kataifi

Mahallabiya (مهلبية) : le pudding au lait parfumé

La mahallabiya est un pudding au lait parfumé à la fleur d’oranger, à la texture onctueuse, saupoudré de noix de coco ou de pistaches. Une douceur légère, parfaite pour terminer un repas copieux.

Mahallabiya, pudding au lait à la fleur d'oranger, dessert égyptien

Om Ali (أم علي) : le « pain perdu » égyptien

L’om ali (littéralement : « la maman de Ali ») est souvent présenté comme le « pain perdu » égyptien. Il s’agit d’une préparation à base de pain feuilleté ou de pâte à pain, mélangé à du lait, de la crème, des noix et des raisins secs, puis cuit au four jusqu’à ce que le dessus soit doré et croustillant. On raconte qu’il était apprécié des sultans mamelouks.

Le nom Om Ali (ou Oum Ali) signifie littéralement « mère d’Ali » en arabe égyptien. Mais derrière ce nom se cache une histoire qui fait partie de la culture populaire égyptienne.

Une légende du XIIIe siècle

Selon la légende, le nom viendrait d’Om Ali, la première femme d’Izz Al-Din Aybak, le premier sultan de la dynastie mamelouke. Après qu’Aybak a été assassiné par sa seconde épouse, Shajar Al-Durr, pour des raisons politiques, Om Ali aurait vengé la mort de son mari en la tuant à son tour. Pour célébrer cet acte de justice, elle aurait alors demandé à son cuisinier de créer le dessert le plus délicieux possible, qui fut ensuite distribué dans tout le pays et devint un plat national.

Une histoire à nuancer

Cette légende est toutefois à prendre avec du recul. Les historiens de l’alimentation soulignent qu’il n’existe aucune preuve concrète reliant ce dessert à la mort de Shajar Al-Durr, et la première recette écrite de l’Om Ali date en réalité du XIXe siècle, bien après l’époque mamelouke.

Une autre théorie mentionne parfois une origine irlandaise avec un nom comme « O’Malley », mais elle est également sans fondement historique.

Un symbole de la victoire du bien sur le mal

Malgré ces incertitudes, cette légende est devenue une partie intégrante de la tradition culinaire égyptienne. Pour beaucoup, le nom Om Ali est associé à une idée de justice triomphante et est un récit qu’ils aiment raconter autour de ce dessert emblématique

Om Ali, dessert égyptien à base de pain, lait et noix cuit au four

Luqmat al-Qadi (لقمة القاضي) : les beignets de rue à déguster tièdes

Les luqmat al-qadi sont une véritable institution de la street food égyptienne. Ces petits beignets, dont le nom signifie littéralement « bouchées du juge », sont un clin d’œil à leur taille parfaite pour une dégustation rapide et gourmande.

La pâte, à base de farine, de sucre, de levure et de sel, est frite jusqu’à ce qu’elle soit dorée et croustillante à l’extérieur, puis généreusement arrosée de sirop ou de miel. Le résultat : un contraste délicieux entre le croustillant et le fondant, une explosion de saveurs sucrées.

Où les trouver ? Rares sont les quartiers égyptiens qui ne recèlent pas un ou plusieurs vendeurs de rue de loqma. Mon conseil : achetez-les tièdes, à peine sortis de l’huile et juste arrosés de sirop. C’est à ce moment-là qu’ils sont les meilleurs.

Le nom provient de l’arabe et est très ancien. On trouve déjà ce nom dans des livres de cuisine arabes du XIIIe siècle. Le mot « luqma » signifie simplement « bouchée » ou « morceau ». L’expression complète, « Luqmat al-Qadi », signifie donc « les bouchées du juge ».

Pourquoi « du juge » ?

L’histoire la plus répandue et la plus intéressante vient de l’époque où l’Égypte était gouvernée par les Mamelouks. Voici la légende qui explique ce nom singulier :

Les juges étaient payés en nature.
À cette époque, en période de vaches maigres ou de crise économique, les juges (les cadis) ne recevaient pas toujours leur salaire en argent.

Un paiement symbolique.
Pour les dédommager, ou comme une forme de paiement, on leur offrait ces petits beignets délicieux, trempés dans du sirop de miel ou de sucre.

Une friandise pour un juge.
L’idée était que ce petit plaisir sucré pouvait adoucir le juge, ou du moins, lui offrir une petite compensation symbolique. C’est ainsi que ces « bouchées » sont devenues « les bouchées du juge ».

Ainsi, contrairement à la légende dramatique d’Om Ali, l’histoire de Luqmat al-Qadi est plus légère et humoristique, liée à la vie économique et aux coutumes de l’époque mamelouke. Le nom a traversé les siècles jusqu’à devenir aujourd’hui un incontournable de la street food, surtout apprécié pendant le Ramadan

Luqmat al-Qadi, beignets égyptiens croustillants arrosés de sirop, spécialité de rue

En Égypte, boire est un rituel. Que ce soit un café turc sur une terrasse du Caire, un thé à la menthe dans un souk ou un jus de canne à sucre pressé sous vos yeux, chaque boisson a son moment et son histoire. Voici un tour d’horizon des boissons qui rythment la vie quotidienne égyptienne.

Le café turc égyptien : une affaire de goût

Le café en Égypte est préparé à la turque : moulu fin, bouilli dans une petite casserole à manche (le kanaka) et servi dans de petites tasses. On le boit généralement :

  • Masbout (مصبوت) – sucré (le plus courant)
  • Ziada (زيادة) – très sucré
  • Sâada (سادة) – sans sucre. Mais attention, son amertume est légendaire ! Seuls les plus aventureux s’y risquent.
Préparation du café turc égyptien (ahwa) dans une kanaka, café moulu très fin versé dans une petite tasse

Si vous préférez un café moins fort, demandez un nescafé (café soluble) ou un american coffee (café long). Précisez eswid (أسود) si vous le voulez sans lait. Dans les cafés plus chics des grandes villes, vous trouverez désormais des expressos, mais à prix fort – comptez au minimum le double d’un café turc.

Petit conseil : en Égypte, le café se boit lentement, en discutant. C’est un moment de pause, pas une course.

Le thé égyptien : servi partout, tout le temps

Le thé égyptien est la boisson chaude la plus consommée en Égypte. Le plus courant est le shai (شاي) : un thé noir, souvent très sucré, servi dans de petits verres en verre.

Shai bi na’na (شاي بالنعناع) – thé à la menthe. Il est plus parfumé et légèrement moins sucré. Il se boit aussi bien au café qu’en fin de repas.

Dans les régions plus touristiques, on propose parfois du thé au lait, mais ce n’est pas la tradition. Vous trouverez également différentes variantes plus adaptées au palais du voyageur (notamment les grands noms de l’industrie du thé comme Lipton).

Un spectacle quotidien dans les souks et quartiers populaires

Si vous vous baladez dans les souks locaux ou les quartiers populaires, vous verrez de jeunes garçons avec leur plateau plein de petits verres de thé, faisant le tour de leurs clients habituels : marchands, vendeurs de rue, artisans. Ils connaissent chaque échoppe, chaque habitué. C’est un spectacle qui fait partie de la vie courante en Égypte, un rituel de convivialité et de service que l’on retrouve dans toutes les villes du pays.

Le karkadeh : : la boisson à l’hibiscus

Le karkadeh (كركديه) est une boisson préparée à base d’hibiscus, servie froide ou chaude. Sa couleur rouge rubis est caractéristique. Elle est légèrement acidulée et très rafraîchissante, parfaite pour les journées chaudes.

Plante d'hibiscus (karkadeh) sur pied, fleurs rouges et feuilles vertes, cultivée en Égypte
l’hibiscus (karkadeh) est une plante cultivée en Égypte, notamment dans le sud du pays. Ses fleurs rouges sont récoltées, séchées, puis utilisées pour préparer la boisson traditionnelle.

On le boit souvent dans les cafés, les restaurants ou chez les familles. Il est parfois sucré, parfois non – demandez comment il est servi.

Avis personnel : Le karkadeh, c’est une boisson qui divise : soit on adore, soit on déteste. Moi, j’adore ! Je le bois froid, avec des glaçons, et parfois je le mélange avec un peu de jus d’orange – un délice acidulé qui surprend agréablement. Et en plus, il est réputé pour ses bienfaits pour la santé : riche en vitamine C, antioxydant, il aiderait à réguler la pression artérielle. Une bonne raison de se faire plaisir.

Les jus de fruits frais égyptiens : un festival de saison

Les jus de fruits frais sont partout en Égypte. On les prépare à la demande, sous vos yeux, dans des échoppes aux couleurs vives. Chaque saison a ses stars, et les Égyptiens savent profiter de ce que la nature offre au meilleur moment.

  • Jus de canne à sucre (asab) – un classique. Très sucré, mais irrésistible.
  • Jus de mangue (manga) – le roi des fruits d’été ! La saison s’étend de juin à décembre. Le jus est épais, onctueux, parfois mélangé à des morceaux de fruits pour une texture gourmande (le célèbre cocktail « fakhfakhina »).
  • Jus de fraise (farawla) – entre décembre et février . Frais et peu sucré, souvent accompagné d’un filet de citron vert.
  • Jus de goyave (guafa) – automne et hiver. Doux, parfumé et légèrement granuleux.
  • Jus de grenade (roman) – automne. Rubis, légèrement acidulé, très rafraîchissant.
  • Jus d’orange (burtu’aan) – hiver. Les oranges égyptiennes sont réputées. Parfois mélangé à de la carotte.
  • Jus de pastèque (battikh) – l’été. Très sucré et désaltérant, pressé au moment de la commande.
  • Jus de citron (lamoun) – toute l’année. Généralement peu sucré, souvent agrémenté de menthe fraîche (lamoun bi na’na). Très désaltérant.
  • Figue de Barbarie (teen shawki) – le « cadeau du désert ». Récoltée en août et septembre. Le jus est rose pâle, très sucré et nutritif. Plus rare dans les échoppes, on le trouve chez les marchands de fruits.
Verres de jus de citron et de thé à la menthe, boissons rafraîchissantes égyptiennes
Jus de citron frais (lamoun) et thé à la menthe (shai bil na’na), deux boissons emblématiques de la rue et des cafés égyptiens. L’un désaltère, l’autre réchauffe et accompagne les longues discussions.

Des bars à jus à chaque coin de rue

Dans les rues égyptiennes, on trouve des bars à jus à chaque pas. Des petites échoppes où l’on presse les fruits sous vos yeux, pour une dizaine ou une vingtaine de livres égyptiennes (quelques dizaines de centimes d’euros). On peut déguster son verre sur place, appuyé au comptoir, ou l’emporter pour la route. Un rituel simple, accessible à tous, qui fait partie du quotidien égyptien.

Un rituel pendant le Ramadan

Pendant le mois de Ramadan, les jus de fruits prennent une importance particulière. À la rupture du jeûne, juste avant l’appel à la prière du maghreb, on entend dans chaque maison le bruit des blenders qui se mettent en marche. C’est le signal que le repas n’est pas loin : on prépare les jus de fruits frais, souvent des mélanges de fruits de saison, pour se réhydrater et retrouver des forces après une journée de jeûne. Un son qui rythme les fins de journées , et qui fait partie du paysage sonore du Caire, de Louxor et de toutes les villes égyptiennes.

Avis personnel : « Personnellement, j’aime tous les jus – à l’exception du jus de canne à sucre, que je trouve trop sucré pour mon palais. Mais c’est tellement emblématique qu’il faut l’avoir goûté au moins une fois. Mes préférés restent la pastèque en été, la fraise ou l’orange en hiver, et le citron à la menthe toute l’année. Et les bars à jus, avec leurs couleurs et leur ambiance, font partie de ces petits plaisirs qui rendent l’Égypte si attachante.

Alcool en Égypte : où acheter et consommer

L’Égypte étant un pays majoritairement musulman, la consommation d’alcool est peu répandue et strictement réglementée. Vous trouverez de l’alcool dans :

  • Les hôtels internationaux : ils possèdent des licences pour servir de l’alcool dans leurs bars et restaurants.
  • Les bars et restaurants touristiques : seuls les établissements titulaires d’une licence ont le droit de servir de l’alcool.
  • Les magasins spécialisés : tenus par des chrétiens coptes, ces boutiques vendent de la bière, du vin et des spiritueux. On les trouve dans les grandes villes comme Le Caire, Alexandrie et Louxor.

Les marques locales les plus courantes sont Stella et Sakara – des bières légères, peu chères. Les vins égyptiens sont rares et souvent médiocres. Les alcools forts (whisky, gin, rhum, vodka) sont beaucoup plus chers (comptez jusqu’à 35 € le verre dans certains établissements).

Bon à savoir :

  • Pendant le Ramadan, la vente d’alcool est souvent restreinte, même pour les commerces tenus par des Coptes.
  • Il est interdit de consommer de l’alcool sur la voie publique.

Manger en Égypte, ce n’est pas seulement déguster des plats, c’est aussi s’imprégner d’une culture où la table est un lieu de partage et de convivialité. Voici quelques repères pour vous sentir à l’aise et respecter les coutumes locales.

Convivialité et partage : les repas en groupe

Dans les restaurants égyptiens, on partage volontiers les plats. Il est tout à fait habituel de goûter à ce que vos compagnons ont commandé, et de déposer vos plats au centre de la table pour que chacun se serve. La générosité est de mise.

Le pain comme couvert : un usage déroutant pour les étrangers

Les Égyptiens utilisent le pain comme une cuillère : il sert à attraper le riz, la viande ou les légumes, à saucer les plats et à porter les aliments à la bouche. C’est la manière la plus naturelle de manger, et cela fait partie de l’expérience. Ne soyez pas surpris si votre voisin de table déchire son pain à la main plutôt qu’avec un couteau : c’est la norme.

Pour les visiteurs : les Égyptiens comprennent que cet usage peut être déroutant pour les étrangers. Dans les restaurants, ils vous fourniront toujours des couverts si vous le souhaitez. Vous pouvez donc manger à la manière égyptienne si vous voulez vous immerger, ou utiliser fourchette et couteau si vous préférez. L’essentiel est de se sentir à l’aise.

Avant et après le repas : le lavage des mains

En Égypte, il est d’usage de se laver les mains avant et après le repas. C’est une tradition d’hygiène, mais aussi un rituel social. Dans les maisons, on vous proposera souvent une bassine ou un lavabo pour vous laver les mains avant de passer à table. Après le repas, on se lève généralement pour aller se laver les mains à nouveau, marquant ainsi la fin du repas.

Si vous êtes invité, suivez le mouvement : c’est un geste simple qui montre que vous respectez les coutumes locales.

La main droite : une règle à respecter à table

Pour la nourriture, les Égyptiens utilisent exclusivement la main droite. La main gauche est considérée comme impure dans la tradition islamique et ne doit pas toucher les aliments (ou les plats communs). Si vous êtes gaucher, faites un effort pour utiliser votre main droite à table, surtout si vous partagez un plat.

Pourboire (bakchich) au restaurant : combien et comment donner ?

Comme dans de nombreux pays, le pourboire (bakchich) est attendu dans les restaurants. Comptez environ 10 % de l’addition si vous êtes satisfait du service. Il se donne en liquide, de préférence en livres égyptiennes. Dans certains restaurants touristiques, le service est inclus dans l’addition (vérifiez la ligne « service compris »), mais le pourboire reste malgré tout attendu en complément. C’est une marque de respect et de reconnaissance envers le personnel.

Pour en savoir plus : j’ai consacré un article complet au bakchich, avec les montants recommandés pour chaque service. Vous pouvez le consulter ici : Bakchich en Égypte : combien donner, à qui, comment ?

Le café ou le thé : une invitation à prolonger le repas

Le repas s’achève presque toujours par un café (turc ou égyptien) ou un thé à la menthe (shai). C’est un moment de détente, une invitation à prolonger l’échange et à savourer la fin du repas. Si vous êtes invité chez des Égyptiens, accepter ce café ou ce thé est une marque de politesse et de gratitude.

Formules de politesse (en arabe égyptien) à table : les mots qui font plaisir

Apprendre quelques mots en arabe égyptien est toujours apprécié et facilitera vos échanges :

  • Tislam idik (تسلم إيديك) – « Que tes mains soient en bonne santé ». À dire à la personne qui a préparé le repas. Au féminin, on dit « Tislam ideeki » (تسلم إيديكي). C’est une formule chaleureuse et très appréciée pour remercier le cuisinier ou la cuisinière.
  • Sahtain (صحتين) – « À votre santé » ou « Bon appétit ». On le dit à quelqu’un qui est en train de manger.
  • Bil hana wa al shifa (بالهناء والشفاء) – « Que ce repas vous apporte joie et santé ». Une formule plus longue et chaleureuse, souvent utilisée pour un repas de fête ou un grand moment de partage.
  • Shukran (شكراً) – « Merci ». À dire au serveur ou à vos hôtes.
  • Zaki – « Délicieux ». Un compliment simple et sincère pour apprécier le plat.
  • Ana shab’aan / shab’anaa (أنا شبعان / شبعانة) – « Je suis rassasié(e) ». À utiliser si vous avez bien mangé.
  • Alf saha (ألف صحة) – « Mille santés ». Une formule de remerciement, souvent utilisée après le repas.

Ce qu’il faut éviter

  • Ne laissez pas trop de nourriture dans votre assiette – ou alors, annoncez que vous êtes rassasié. En Égypte, laisser de la nourriture peut être mal interprété (gaspillage ou insatisfaction).
  • Ne critiquez pas la cuisine – même si un plat est très épicé ou différent, les Égyptiens sont fiers de leur gastronomie.
  • Ne partez pas immédiatement après le repas – prenez le temps de discuter, de siroter votre thé. La table est un moment de partage, pas une formalité.

Si vous êtes invité chez des amis égyptiens

Si vous avez la chance d’être invité chez des Égyptiens, la politesse veut que vous apportiez un petit quelque chose. Cela peut être :

  • Des boissons non alcoolisées (jus, sodas)
  • Des chocolats ou des bonbons
  • Un dessert (pâtisseries, gâteaux)

C’est un geste apprécié, une marque de respect et de gratitude envers vos hôtes.

Végétarien en Égypte : plats recommandés et conseils

Bonne nouvelle : la cuisine égyptienne est naturellement riche en plats végétariens. Les légumineuses, les céréales et les légumes sont à la base de l’alimentation quotidienne. Vous n’aurez aucun mal à trouver votre bonheur.

Plats recommandés :

  • Koshari – le plat national, entièrement végétalien (riz, lentilles, pâtes, pois chiches, sauce tomate, oignons frits).
  • Ful medames – purée de fèves, parfaite au petit-déjeuner.
  • Ta’amiyya (falafel égyptien) – boulettes de fèves et herbes, frites.
  • Mahshi (version végétarienne) – légumes farcis au riz et aux herbes.
  • Bamia bil zeit – gombo à l’huile d’olive et sauce tomate (sans viande).
  • Baba ganoush, hummus, tahina, salades – parfaits en entrée ou en accompagnement.
  • Riz shareyya – riz aux vermicelles, excellent accompagnement.
  • Shorbet 3ads – soupe de lentilles, nourrissante et savoureuse.

Dans les restaurants : si vous ne trouvez pas votre bonheur sur la carte, n’hésitez pas à demander. Les Égyptiens sont généralement très compréhensifs et s’adapteront. Ils vous proposeront volontiers des « tajines » ou mijotés de légumes préparés spécialement pour vous.

Attention pour les végétaliens : l’option végétalienne est plus compliquée. La cuisine égyptienne utilise beaucoup de matières grasses (beurre clarifié, huile) et parfois du lait ou des œufs dans les préparations. Précisez bien que vous ne consommez aucun produit d’origine animale (ana nabati ne suffit pas toujours, ajoutez min gher laban wala beid – sans lait ni œufs) et renseignez-vous sur la composition des plats.

Sans gluten en Égypte : conseils

Manger sans gluten en Égypte est un vrai défi. Le pain (aish baladi, aish fino, pita) est omniprésent à chaque repas, et la farine de blé se cache dans de nombreux plats, sauces et préparations. Les restaurants, même touristiques, ont rarement conscience des contraintes liées au gluten, et les options dédiées sont quasi inexistantes en dehors des grands centres urbains.

Ce qu’il faut savoir :

  • Dans les villes comme Le Caire ou les stations balnéaires comme Hurghada, vous trouverez parfois des produits sans gluten dans les supermarchés des grandes chaînes ou dans les magasins bio. Mais ils sont très chers et peu variés.
  • En dehors de ces zones, oubliez : les petits commerces et restaurants locaux ne proposent pas d’alternatives.

Conseils pratiques :

  • Privilégiez les plats simples et naturels : riz nature, viandes grillées, poissons, légumes et salades (sans sauce).
  • Évitez les plats en sauce, les panures et les pâtes.
  • Si vous êtes intolérant sévère, il est fortement recommandé de prévoir vos propres encas (barres de céréales sans gluten, biscuits, etc.) pour les journées d’excursion.
  • Apprenez à expliquer clairement votre besoin en arabe égyptien : « Ana mish ‘aiz ‘aish, wala maccarona, wala dageeg » (Je ne veux pas de pain, ni de pâtes, ni de farine).

À savoir : dans les grands hôtels internationaux, vous trouverez des options sans gluten au petit-déjeuner, mais rarement pour les autres repas.

Manger avec des enfants en Égypte : plats simples et conseils

Manger avec des enfants en Égypte : les palais des petits sont parfois difficiles. Voici quelques plats qui plaisent généralement.

  • Riz blanc (roz) – servi avec du poulet grillé ou des légumes.
  • Poulet grillé (ferakh) – simple et apprécié.
  • Koshari (sans sauce tomate épicée) – les enfants aiment souvent les pâtes et les lentilles.
  • Ta’amiyya (falafel) – à déguster dans du pain.
  • Fruits frais – mangues, bananes, pastèques, dattes.
  • Jus de fruits frais – canne à sucre, mangue, goyave.
  • Mahallabiya – pudding au lait, doux et onctueux.

Bon à savoir : dans la plupart des restaurants touristiques, vous trouverez des plats « occidentalisés » qui plaisent aux enfants : pizzas, pâtes, burgers, frites, nuggets. Les Égyptiens sont très accueillants avec les enfants et les restaurants s’adaptent facilement à leurs goûts.

Conseil : demandez que les plats soient préparés mich har (pas épicé). Les Égyptiens sont très accommodants avec les enfants et adorent les voir manger.

Manger en Égypte est un plaisir, mais comme dans tout pays, quelques précautions s’imposent pour éviter les désagréments. Voici les règles de base à connaître.

L’eau du robinet en Égypte : potable mais chlorée

L’eau du robinet en Égypte est potable dans la plupart des zones touristiques (quand elle ne l’est pas, c’est indiqué). Mais elle est fortement chlorée, ce qui la rend peu appréciée des estomacs des visiteurs.

Conseils :

  • Utilisez de l’eau en bouteille pour boire et vous brosser les dents. C’est la solution la plus sûre et la plus confortable.
  • Vérifiez que le bouchon de la bouteille est bien scellé avant de l’acheter.
  • Évitez les glaçons dans les boissons, sauf dans les grands hôtels ou restaurants touristiques qui utilisent de l’eau filtrée.

Fruits et légumes en Égypte : les bons gestes

Les fruits et légumes en Égypte sont délicieux, mais ils doivent être consommés avec précaution.

  • Épluchez les fruits et légumes à peau épaisse (bananes, oranges, mangues, pastèques).
  • Pour les fruits et légumes à peau fine (tomates, concombres, salades), lavez-les à l’eau minérale ou au vinaigre avant de les consommer.
  • Évitez les salades préparées dans les échoppes de rue si vous avez l’estomac sensible.

Les épices et les plats relevés

La cuisine égyptienne est généreuse en épices, et certains plats peuvent être très relevés. Si vous n’êtes pas habitué, demandez que votre plat soit préparé « mich har » (pas épicé). Les Égyptiens sont très compréhensifs et s’adapteront volontiers.

Street food en Égypte : comment bien choisir

La street food est excellente, mais il faut savoir choisir :

  • Privilégiez les stands très fréquentés : c’est un gage de fraîcheur et de qualité.
  • Observez : si les aliments sont préparés devant vous et consommés rapidement, c’est bon signe.
  • Évitez les stands où la nourriture traîne à l’air libre depuis longtemps.

Glaces et jus de rue en Égypte : précautions

Les jus de fruits frais sont délicieux, mais assurez-vous qu’ils sont préparés avec de l’eau minérale. Pour les glaces, préférez les marques industrielles ou les glaciers réputés.

Turista en Égypte : que faire ?

Si malgré ces précautions, vous attrapez la turista, pas de panique.

  • Buvez beaucoup d’eau en bouteille pour vous réhydrater.
  • Évitez les aliments trop gras, trop épicés ou trop sucrés pendant 24 heures.
  • Les pharmacies sont nombreuses en Égypte et délivrent sans ordonnance des médicaments pour les troubles digestifs (antispasmodiques, anti-diarrhéiques). N’hésitez pas à demander conseil au pharmacien.

Pour en savoir plus : découvrez tous nos conseils santé pour préparer votre voyage en Égypte (vaccins, médicaments, moustiques, chaleur, assurance) dans notre article dédié : Santé en Égypte : préparer son voyage.

Quelques mots pour vous repérer dans les marchés, les restaurants et les menus égyptiens. Les Égyptiens apprécient toujours qu’on fasse l’effort de prononcer quelques mots dans leur langue.

Ingrédients de base  en arabe égyptien

FrançaisArabe (phonétique)Écriture arabe
PainAishعيش
RizRozرز
LentillesAdsعدس
FèvesFulفول
Pois chichesHummousحمص
ViandeLahmaلحمة
PouletFerakhفراخ
PoissonSamakسمك
ŒufBeidبيض
LaitLabanلبن
FromageGibnaجبنة

Légumes  en arabe égyptien

FrançaisArabe (phonétique)Écriture arabe
TomateTamatemطماطم
OignonBasalبصل
AilTomتوم
CourgetteKosaكوسة
AubergineBetenganبتنجان
Pomme de terreBatatesبطاطس
CarotteGazarجزر
ConcombreKhiyarخيار
PoivronFelfelفلفل
SaladeSalataسلطة

Fruits  en arabe égyptien

FrançaisArabe (phonétique)Écriture arabe
MangueMangaمانجا
GoyaveGuafaجوافة
OrangeBurtu’aanبرتقال
CitronLamounلمون
FraiseFarawlaفراولة
PastèqueBattikhبطيخ
GrenadeRomanرمان
Canne à sucreAsabقصب
DatteBalaHبلح

Épices et condiments  en arabe égyptien

FrançaisArabe (phonétique)Écriture arabe
SelMahlملح
PoivreFelfel aswadفلفل أسود
CuminKamounكمون
CoriandreKozbaraكزبرة
CannelleErfaقرفة
CurcumaKurkumكركم
CardamomeHabahanحبهان
VinaigreKhallخل
HuileZeitزيت
Huile d’oliveZeit zaytounزيت زيتون
TahiniTahinaطحينة

Boissons  en arabe égyptien

FrançaisArabe (phonétique)Écriture arabe
EauMayaمية
ThéShaiشاي
CaféAhwaقهوة
JusAsirعصير

Les couverts et la vaisselle en arabe égyptien

FrançaisArabe (phonétique)Écriture arabe
AssietteTabaqطبق
VerreKubbayaكوباية
TasseFenjanفنجان
FourchetteShawkaشوكة
CouteauSikkinaسكينة
CuillèreMa’lakaمعلقة
ServietteFootaفوطة
TableTarabezaطرابيزة

Phrases utiles en arabe égyptien pour les restaurants

FrançaisArabe (phonétique)
Je suis végétarien(ne)Ana nabati / nabatiya
Pas épicé, s’il vous plaîtMich harr, law samaht
Sans sucre, s’il vous plaîtMin gher sukkar, law samaht
C’est délicieux !Zaki !
L’addition, s’il vous plaîtEl hisab, law samaht
MerciShukran

La cuisine égyptienne est une invitation à la découverte. Elle est généreuse, variée, profondément ancrée dans la vie quotidienne et dans l’histoire du pays. Que vous soyez amateur de plats mijotés, de grillades, de poissons frais ou de desserts généreux, vous trouverez toujours de quoi vous régaler.

Quelques repères à retenir pour profiter pleinement de cette expérience culinaire :

  • Goûtez aux classiques : koshari, foul, ta’amiyya, molokhiyya, mahshi, kebda, bamia… chaque plat raconte une histoire.
  • Le pain est roi : aish baladi, aish fino, pain pita – il accompagne tout, et les Égyptiens en font même leur couvert.
  • Le thé et le café sont des rituels : acceptez-les, c’est une marque d’hospitalité.
  • Les jus de fruits frais sont partout et délicieux – canne à sucre, mangue, goyave, citron à la menthe.
  • Attention au sucre : les desserts égyptiens sont très sucrés. Une petite part suffit.
  • Hygiène : eau en bouteille, fruits épluchés, stands fréquentés – quelques précautions simples pour éviter les désagréments.

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Vous savez maintenant ce qu’il faut goûter en Égypte. Si vous séjournez à Louxor, je vous ai préparé un guide pratique pour déguster ces spécialités sur place : restaurants familiaux, petites échoppes de rue, adresses incontournables. Retrouvez toutes mes recommandations dans l’article dédié : Où bien manger à Louxor ?

Peut-on trouver des plats halal en Égypte ?

Oui, la quasi-totalité des plats égyptiens sont halal. La viande est généralement abattue selon les règles islamiques, et la cuisine égyptienne respecte les prescriptions alimentaires musulmanes.

Y a-t-il du porc dans la cuisine égyptienne ?

Non, le porc est extrêmement rare en Égypte. L’Égypte étant un pays majoritairement musulman, le porc est interdit par la religion et sa consommation est très marginale. Vous ne trouverez pas de charcuterie porcine dans les restaurants, et les produits à base de porc sont presque inexistants dans les supermarchés. Seules quelques très rares boutiques, tenues par des chrétiens coptes ou des expatriés, peuvent en proposer, mais c’est exceptionnel et réservé à une clientèle très spécifique.

Les restaurants sont-ils chers en Égypte ?

Les prix varient énormément : comptez 2 à 3 € pour un repas local dans une échoppe de rue, 8 à 15 € dans un restaurant de gamme moyenne, et 20 à 30 € dans un établissement touristique haut de gamme.

Peut-on boire l’eau du robinet en Égypte ?

L’eau du robinet est potable dans la plupart des zones touristiques (quand elle ne l’est pas, c’est indiqué). Mais elle est fortement chlorée, ce qui peut perturber les estomacs non habitués. Il est recommandé de boire de l’eau en bouteille et d’utiliser l’eau du robinet pour la cuisson des aliments.

Est-ce que la cuisine égyptienne est très épicée ?

Oui, la cuisine égyptienne utilise généreusement les épices. Certains plats peuvent être relevés. Si vous préférez une version moins épicée, demandez à ce qu’il soit préparé « mich harr » (pas épicé). Les Égyptiens sont très compréhensifs.

Les végétariens ont-ils le choix en Égypte ?

Oui, la cuisine égyptienne est naturellement riche en plats végétariens (koshari, ful, ta’amiyya, mahshi, etc.). Les légumineuses et les légumes sont à la base de l’alimentation quotidienne. Pour les végétaliens, c’est plus complexe car le beurre clarifié et les œufs sont souvent utilisés.

Peut-on manger dans les restaurants de rue en Egypte en toute sécurité ?

Oui, la street food égyptienne est excellente, mais quelques précautions s’imposent. Privilégiez les stands très fréquentés (c’est un gage de fraîcheur et de qualité), observez comment les aliments sont préparés, et évitez ceux où la nourriture traîne à l’air libre depuis longtemps. Les plats comme le koshari, le foul, la ta’amiyya ou le shawarma sont généralement sûrs car ils sont préparés devant vous et consommés rapidement.

Conseil : demandez « mich harr » si vous ne voulez pas de piment

Quel est le plat national égyptien ?

Le koshari est considéré comme le plat national. C’est un mélange de riz, lentilles, pâtes, pois chiches, sauce tomate et oignons frits. Il est végétalien, bon marché et délicieux.

Peut-on manger des fruits et légumes crus en Égypte ?

Oui, mais il est conseillé de les éplucher (pour les fruits à peau épaisse) ou de les laver à l’eau minérale (pour ceux à peau fine). Évitez les salades préparées dans les échoppes de rue si vous avez l’estomac sensible.

Faut-il laisser un pourboire dans les restaurants ?

Oui, le pourboire (bakchich) est attendu. Comptez environ 10 % de l’addition en liquide. Dans certains restaurants touristiques, le service est inclus mais un pourboire supplémentaire reste apprécié.

Peut-on acheter de l’alcool en Égypte ?

Oui, dans les hôtels internationaux, les bars et restaurants à licence, ainsi que dans les magasins spécialisés tenus par des coptes. La consommation d’alcool est interdite sur la voie publique et restreinte pendant le Ramadan.

Quels sont les desserts égyptiens les plus célèbres ?

Les plus connus sont la baklava, la basbousa, la kunafa, la mahallabiya, l’om ali et les luqmat al-qadi. Attention, ils sont très sucrés !

Quels sont les plats traditionnels égyptiens à ne pas manquer ?

La cuisine égyptienne regorge de plats emblématiques. Parmi les incontournables :

  • Koshari – le plat national, mélange de riz, lentilles, pâtes, sauce tomate et oignons frits.
  • Ful medames – purée de fèves, plat de petit-déjeuner par excellence.
  • Ta’amiyya – le falafel égyptien aux fèves et aux herbes.
  • Molokhiyya – soupe verte à base de feuilles de corète, servie sur du riz.
  • Mahshi – légumes farcis (courgettes, aubergines, feuilles de vigne).
  • Kabab Halla – ragoût de bœuf aux oignons caramélisés.
  • Bamia bil lahma – ragoût de gombo à la viande.
  • Dawoud Basha – boulettes de viande à la cannelle, sauce tomate et pignons de pin.
  • Fattah – plat de fête à base d’agneau, riz et pain frit.
  • Hamam mahshi – pigeon farci, rôti ou grillé.
  • Bulti – tilapia du Nil, frit ou grillé.
  • Sayadiyah – plat de poisson sur riz aux oignons caramélisés.

Et pour le dessert : baklava, basbousa, kunafa, mahallabiya, om ali et luqmat al-qadi – tous très sucrés !

Est-ce que je peux payer par carte dans les restaurants égyptiens ?

Dans les restaurants touristiques et les hôtels, la carte est acceptée. En revanche, dans les petites échoppes de rue et les restaurants locaux, le paiement se fait en espèces (livres égyptiennes).

Quelle est la meilleure période pour goûter les fruits de saison en Egypte ?

  • Toute l’année : citrons, bananes, dattes
  • Été : mangues, pastèques, figues de Barbarie
  • Automne : goyaves, grenades
  • Hiver : oranges, fraises

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